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Projet Troyes 2030

Archives et historiques

Une des meuneries les plus considérables dans l’Aube

Comme son nom l’indique, le site fait référence aux deux moulins actuels, les moulins de la Rave et Notre Dame. Ces bâtisses témoignent non seulement de l’histoire industrielle des lieux mais aussi de celle de Troyes qui comptait plusieurs moulins au Moyen-Âge car l’eau, très présente sur la ville, était une source d’énergie gratuite.

La réunion des moulins Notre-Dame et de la Rave crée un des établissements de meunerie les plus considérables de l’Aube.

En 1899, Justin Henry, marchand de grains à Payns, jusque-là locataire des moulins, les acquiert des fils Marot. Vers 1905, il les rénove entièrement en y faisant monter des cylindres, technique alors très moderne.

En 1919, son fils Édouard-Étienne Henry prend sa succession. Les moulins passent ensuite à Antoine-Marcel Mahieu, beau-frère d’Henry.

En 1951, la famille Mahieu en est toujours propriétaire. Les moulins demeurent actifs jusqu’à la fin du XXe siècle, sous la raison sociale Inter-meunerie, puis deviennent la propriété des sociétés Nouricia et Interfarine.

Le moulin de la Rave

Situé à 2 170 mètres en aval du déversoir de Saint-Julien, ce moulin s’est appelé Hardre, Hardy, Hardel, Hardouin et Foulons à draps. Il appartenait au Chapitre de Saint-Pierre et paraît avoir été employé longtemps au foulage de draps puis à la meunerie.

Au XIXe siècle, sous la direction de Ferrand-Neveu, puis de Ferrand-Lamotte, une filature de laine s’ajoute à la meunerie. Vers 1823, Ferrand-Massey fait construire une huilerie hydraulique.

En 1843, deux roues font marcher une filature de 1 300 broches, l’huilerie et les trois paires de meules de meunerie.

En 1846, l’huilerie est reprise par Jorry-Delaine et la filature abandonnée. En 1868, une roue fait mouvoir cinq paires de meules et un nettoyeur, une autre commande les quatre presses de l’huilerie.

En 1870, les moulins de la Rave sont acquis par Samuel Marot et se tournent vers la meunerie. L’ancienne construction en bois est remplacée, à partir de 1877, par des bâtiments en pierres et briques.

Le moulin de Notre-Dame

Son nom, resté inchangé au fil du temps, lui vient de ce qu’il a été la propriété de l’abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains. Il se trouve à 2 250 mètres en aval du déversoir de Saint-Julien.

Malgré plusieurs incendies qui ont détruit les archives de l’abbaye, il semblerait qu’en 1504, le moulin comportait trois roues : deux à papier et une à blé. En 1734, le nombre de roues n’est plus que de deux.

Au moment de la Révolution, le moulin à blé est converti en moulin « à frize » (employé alors à la fabrication ou le foulage d’étoffe de laine). Le moulin à papier étant conservé.

En 1828, la papeterie est remplacée par la filature de Ferrand jeune et Baudot, dotée de deux roues de côté. Cette activité décline et cède la place à la meunerie.

Vers 1840, Samuel Marot remet à neuf le matériel des moulins dont il est locataire. À la suite de l’incendie de 1842, qui anéantit tous les bâtiments, Marot acquiert l’emplacement et fait élever les constructions encore visibles de nos jours. En 1849, il installe deux turbines de 40 et 30 chevaux qui animent treize paires de meules anglaises et un nettoyeur pour la mouture de grains.

Réhabilitation de la Maison des Maraîchers

Cette maison de la fin du 19e siècle a été démontée en octobre 2013 à la suite d’actes de vandalisme qui ont fragilisé la structure. Le danger résidait dans la possibilité d’un effondrement et de chutes de pierres, tuiles, etc. Les matériaux ont été en grande partie récupérés et stockés au Centre Technique Municipal. Pierres de taille, bois de charpente, briques et tuiles seront réutilisés selon leur état. L’édifice, d’une surface de plus de 130 m² en rez-de-chaussée, va être remonté à l’identique sauf deux concessions : la surélévation des fondations pour préserver d’une remontée de nappe phréatique et le déplacement de quelques mètres pour des raisons pratiques.

Travaux en deux temps

Dans un premier temps, les travaux ont concerné les réseaux et les fondations pour permettre aux entreprises d’intervenir sur le gros œuvre de ce bâtiment à ossature bois : murs, charpente, couverture. D’une durée de cinq mois, cette phase s’est achevée au cours de l’été 2015. Ce chantier s’est appuyé sur les préconisations de l’Agenda 21 en privilégiant les matériaux biosourcés. Le béton de chanvre a été utilisé pour le remplissage des pans de bois. La deuxième phase concerne le second-œuvre. Entreprise dans le cadre d’un chantier formation d’une durée de 18 à 24 mois (pour prendre fin en 2017), les stagiaires sont intervenus sur le cloisonnage et l’aménagement intérieurs, l’eau, les sols et les mobiliers et également les peintures intérieures et extérieures. La Régie Bâtiments de la Ville a assuré les travaux d’électricité et la fabrication des menuiseries. Les abords de la maison sont végétalisés, avec la plantation d’un cerisier entre autre. A l’extérieur, une terrasse en platelage bois est installée et l’éclairage par détection est équipé de Leds.

Un chantier pour apprendre

Pour la 2e phase des travaux, le chantier a accueilli plus de 50 stagiaires (jeunes et adultes), une douzaine par période de quatre mois. Cette action, menée en partenariat avec l’Association de Formation Professionnelle des Adultes (AFPA), la Mission locale, Pôle Emploi et le Grand Troyes (devenu Troyes Champagne Métropole), a été cofinancée par la Région Champagne-Ardenne.

 

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