Les moulins

Une des meuneries les plus considérables dans l’Aube

Comme son nom l’indique, le site fait référence aux deux moulins actuels, les moulins de la Rave et Notre Dame. Ces bâtisses témoignent non seulement de l’histoire industrielle des lieux mais aussi de celle de Troyes qui comptait plusieurs moulins au Moyen-Âge car l’eau, très présente sur la ville, était une source d’énergie gratuite.

La réunion des moulins Notre-Dame et de la Rave crée un des établissements de meunerie les plus considérables de l’Aube.

En 1899, Justin Henry, marchand de grains à Payns, jusque-là locataire des moulins, les acquiert des fils Marot. Vers 1905, il les rénove entièrement en y faisant monter des cylindres, technique alors très moderne.

En 1919, son fils Édouard-Étienne Henry prend sa succession. Les moulins passent ensuite à Antoine-Marcel Mahieu, beaufrère d’Henry.

En 1951, la famille Mahieu en est toujours propriétaire. Les moulins demeurent actifs jusqu’à la fin du XXe siècle, sous la raison sociale Intermeunerie, puis deviennent la propriété des sociétés Nouricia et Interfarine.

Le moulin de la Rave

Situé à 2 170 mètres en aval du déversoir de Saint-Julien, ce moulin s’est appelé Hardre, Hardy, Hardel, Hardouin, Foulons à draps, etc. Il appartenait au Chapître de Saint-Pierre et paraît avoir été employé longtemps au foulage de draps puis à la meunerie.

Au XIXe siècle, sous la direction de Ferrand-Neveu, puis de Ferrand-Lamotte, une filature de laine s’ajoute à la meunerie. Vers 1823, Ferrand-Massey fait construire une huilerie hydraulique.

En 1843, deux roues font marcher une filature de 1 300 broches, l’huilerie et les trois paires de meules de meunerie.

En 1846, l’huilerie est reprise par Jorry-Delaine et la filature abandonnée. En 1868, une roue fait mouvoir cinq paires de meules et un nettoyeur, une autre commande les quatre presses de l’huilerie.

En 1870, les moulins de la Rave sont acquis par Samuel Marot et se tournent vers la meunerie. L’ancienne construction en bois est remplacée, à partir de 1877, par des bâtiments en pierres et briques.

Le moulin de Notre-Dame

Son nom, resté inchangé au fil du temps, lui vient de ce qu’il a été la propriété de l’abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains. Il se trouve à 2 250 mètres en aval du déversoir de Saint-Julien.

Malgré plusieurs incendies qui ont détruit les archives de l’abbaye, il semblerait qu’en 1504, le moulin comportait trois roues : deux à papier et une à blé. En 1734, le nombre de roues n’est plus que de deux.

Au moment de la Révolution, le moulin a blé est converti en moulin « à frize » (employé alors à la fabrication ou le foulage d’étoffe de laine). Le moulin à papier étant conservé.

En 1828, la papeterie est remplacée par la filature de Ferrand jeune et Baudot, dotée de deux roues de côté. Cette activité décline et cède la place à la meunerie.

Vers 1840, Samuel Marot remet à neuf le matériel des moulins dont il est locataire. À la suite de l’incendie de 1842, qui anéantit tous les bâtiments, Marot acquiert l’emplacement et fait élever les constructions encore visibles de nos jours. En 1849, il installe deux turbines de 40 et 30 chevaux qui animent treize paires de meules anglaises et un nettoyeur pour la mouture de grains.

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