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Centenaire de la 1re Guerre mondiale, Troyes se souvient...

Publié le mardi 30 octobre 2018

Centenaire de la 1re Guerre mondiale, Troyes se souvient...
Plusieurs grands événements sont organisés à Troyes jusqu’à fin 2018, dont le dévoilement de l’œuvre mémorielle puissante de Léon Joseph Messiaen, L’Énergie fauchée.

Ces prochains mois marquent la fin d’un cycle de commémorations internationales de quatre années, dans le cadre du centenaire de la guerre 1914-1918. Plusieurs grands événements sont organisés à Troyes jusqu’à fin 2018, dont le dévoilement de l’œuvre mémorielle puissante de Léon Joseph Messiaen, L’Énergie fauchée (Photo: Alain BERTAUD - SARL Pierre et Habitat)

 

Depuis 2014, la Ville de Troyes, en lien avec le monde combattant et aux côtés de plusieurs associations et établissements scolaires, s’associe à la démarche internationale de souvenir, dans le cadre du centenaire de la guerre 1914-1918. De nombreuses actions culturelles et pédagogiques ont été menées, notamment la création d’un site Internet recensant les 2 982 Troyens morts pour la France et celle d’un livret présentant l’ensemble des manifestations, l’aménagement d’une sépulture de regroupement pour les soldats Morts pour la France, la réalisation d’une stèle en l’honneur du Colonel Driant, la rénovation du Monument aux morts de la Grande Guerre, plusieurs événements culturels (expositions, pièces de théâtre, conférences, etc.).

 

Plusieurs temps forts programmés à Troyes jusqu’à fin 2018

 

Une œuvre symbolique

Symbole pérenne des commémorations du centenaire 1914-1918, une statue prendra prochainement place au centre-ville de Troyes, lors des cérémonies du 11 novembre. Nommée L’Énergie fauchée, celle-ci a été réalisée d’après le plâtre original de Messiaen, conservé au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Troyes. Elle représente un jeune homme replié sur lui-même, paraissant chercher en lui une ultime ressource, et illustre les blessures de la Grande Guerre. C’est la mère du sculpteur qui offrit à Troyes le plâtre modèle.

Né en 1884 dans le nord, Messiaen arrive à l’âge de 16 ans dans l’Aube. Entré à l’école des Beaux-Arts de Paris, à 18 ans, il y remporte le 1er prix de sculpture. Mobilisé, il fait campagne en Lorraine, dans le Pas-de-Calais puis à Verdun. Il est blessé trois fois durant les combats. Il se porte ensuite volontaire pour l’armée d’Orient où il trouve la mort par l’explosion d’un obus à Sevriani (Serbie) en septembre 1918, à l’âge de 33 ans.

 

Une grande exposition

La  Médiathèque de Troyes Champagne Métropole présente, en partenariat avec la Ville de Troyes, Troyes et l'Aube 1918-1925 : sortir de la guerre, entrer en paixdu jeudi 6 au samedi 29 décembre. Cette exposition autour des derniers combats de la Grande Guerre, de la joie de la victoire, du difficile retour des soldats et des souffrances de cette fin de guerre marquée par le deuil. Ce travail au long cours, qui laisse une grande place à l’illustration, avec photos et cartes postales anciennes, a été mené entre 2016 et 2018 par un collectif d’enseignants d’histoire et de géographie de Troyes, Sainte-Savine et Romilly-sur-Seine. Il est le dernier volet d’un triptyque mis en lumière dans les établissements scolaires aubois depuis 2014.

La Médiathèque de Troyes Champagne Métropole conserve 4 000 manuscrits, près de 700 incunables et des imprimés du début du 16e siècle, dont la majeure partie du fonds prestigieux de Clairvaux, inscrit au registre Mémoire du Monde de l’UNESCO.

troyes-champagne-mediatheque.fr

 

Un livre richement documenté

Troyes, l’Aube, la Guerre, 1914-1922 synthétise les trois expositions itinérantes du collectif d’enseignants précité, présentées entre 2014 et 2018 dans les écoles élémentaires, collèges et lycées aubois, et à l’Hôtel de Ville de Troyes, dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Publié par la Maison du Boulanger, centre de la vie culturelle de Troyes, l’ouvrage Troyes, l’Aube, la Guerre, 1914-1922, tout public, est ainsi le fruit de nombreuses recherches menées autour de divers aspects de la guerre (histoire, militaire, vie économique et sociale, événements politiques, etc.). Se déroulant en trois parties - L'Aube en 1914 ; 1915-1918 : L'installation dans une guerre longue et 19181922 : L'heure d'un terrible bilan -, il permet de découvrir un trésor de documents d'archives : cartes, graphiques originaux, cartes postales et photos anciennes.

Disponible à la Maison du Boulanger - 15 €

 

Comment les animaux vivent-ils la guerre ?

Jeudi 29 novembre (17h30), la Médiathèque de Troyes Champagne Métropole accueillera Éric Baratay, spécialiste de l’histoire de l’animal et auteur du livre Le point de vue animal - Une autre version de l’histoire. Cette conférence éclairera le rôle des animaux soldats (pigeons, chevaux et chiens), domestiques et sauvages apprivoisés, d’une grande utilité et d’un profond réconfort pour les soldats dans les tranchées. troyes-champagne-mediatheque.fr / institut-rachi-troyes.fr

 

-  La guerre en aquarelles

« Comme paysagiste, André Romand a peu d’égaux parmi ses contemporains », c’est en ces termes que le journal New York Herald Tribune définit les aquarelles d’André Romand. Pour Le Monde, « Il est un peintre classique. Sa maîtrise sait faire apparaître la lumière comme par enchantement. » La Maison du Boulanger dévoile le travail de l’artiste troyen du samedi 27 octobre au dimanche 25 novembre. Les œuvres exposées ont été retrouvées dans sa maison familiale de Rosnay-L’Hôpital (Aube).

André Romand naît à Troyes en avril 1889. Il suit, à Paris, les cours des Arts Décoratifs puis ceux de l’Ecole Nationale des Beaux-arts. A 18 ans, il est reçu aux Artistes Français. Durant la guerre 1914-1918, Romand est mobilisé dans l’infanterie et blessé à Verdun. Cependant, ses peintures ne le quittent pas et, des paysages solitaires aux blessés dans les hôpitaux, ce sont des scènes de tranchées fort réalistes qui prennent vie sous son pinceau. Il y réalise quelque 200 aquarelles et croquis. Son témoignage brut est déjà apprécié et il expose à Troyes dès 1916. En 1921, il s’installe à Rosnay-L’Hôpital. Jusqu’à la guerre de 1939, sa remorque-camping le mène à travers la France, la Belgique et la Suisse. De 1940 à 1944, ses toiles sont remarquées par l’occupant. Il est ainsi appelé à décorer le mess de Mailly-le-Camp. Il accepte à condition de ne représenter que des sites de France et de peindre à même les murs, pour éviter l’enlèvement outre-Rhin. Après 1945, le peintre reprend la route (Côte basque, Méditerranée, Espagne…). Romand est également sollicité par des industriels troyens pour illustrer les scènes typiques de l’activité de l’époque : ateliers de bonneterie, métiers, salles de bobinage, de couture, de confection, de teinture, etc. Il décède à Troyes en 1982.

Du mardi au dimanche, de 15h à 19h, sauf jours fériés.

maisonduboulanger.com

 

Des projets reconnus par la Mission du centenaire

La Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale a attribué le label  « Centenaire » à plusieurs projets menés par et/ou avec la Ville de Troyes : la création d’un site Internet mémoriel recensant les 2 982 Troyens morts pour la France (centenaire-14-18.troyes.fr), des émissions thématiques animées par les Conseillers Municipaux Enfants et la Junior Association (diffusées en 2014 sur Thème Radio) ; une stèle à la mémoire du Colonel Driant (2016) ; la création du  monument officiel L’Energie fauchée ; et les deuxième (2016) et troisième expositions (2018) du collectif d’enseignants aubois. Cette reconnaissance de l’État récompense les projets innovants et leur offre une visibilité internationale, notamment grâce au site www.centenaire.org

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