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Ilona Di Rocco, handballeuse - Bourse du travail

Ilona Di Rocco, handballeuse - Bourse du travail

Ilona Di Rocco - handballeuseVoir l'image en grand« Née à Sedan le 18 mai 2000, je suis arrivée à Troyes à l’âge de 4 ans suite à l’arrêt de la carrière de mon père qui était footballeur professionnel. Nous sommes venus vivre à Troyes car ma mère en était originaire et y a vécu de nombreuses années. Nous y avons retrouvé une partie de notre famille et nos amis. Longtemps « expatriés » pour des raisons sportives, ce retour aux sources m’a permis de grandir en plein centre-ville, d’y suivre ma scolarité jusqu’en 4e au collège St François de Salle et de faire mes premiers pas sur un terrain de handball. »

Comment s’est faite la rencontre avec ton sport ?

« J’ai commencé le sport à 4 ans par la danse et le tennis. Le handball m’ayant bercée depuis ma plus tendre enfance, le pratiquer s’est imposé à moi comme une évidence à l’âge de 8 ans. Issue d’une famille de handballeurs, ma mère a joué de nombreuses années comme arrière gauche, portant le numéro 8 que j’affectionne tant, au sein du club Saint-Maure-Troyes Handball.
Crée en 1982, ce club rural nourrissant d’autres ambitions, avait fait le choix de fusionner avec le club de Troyes pour constituer une seule et même entité et se doter ainsi des moyens pour évoluer en Championnat de France. Première supportrice de l’équipe, je passais tous mes samedis soir dans les tribunes à encourager l’équipe de Maman en rouge et noir, voire participer aux séances d’entrainement, fascinée par ce sport, ce club et sa ferveur. Je rêvais alors de devenir moi-même joueuse de cette équipe 1, découvrir la compétition et connaitre les joies de la victoire... J’ai signé ma première licence en catégorie - 9 et porté fièrement le maillot de Sainte Maure Troyes handball jusqu’en 2014. Nous avons connu des années extraordinaires avec l’équipe de - 18 en Championnat de France, une bande de copines, sous la houlette d’un entraîneur passionné, Fred Scheubel qui avait entrainé pendant de nombreuses années l’équipe 1 … Et donc ma maman !
Cette passion s’est vite transformée en une sorte de vocation avec le sentiment de vouloir en faire mon métier... »

Pourquoi avoir quitté Sainte-Maure ?

« Pour continuer à apprendre et grandir, j’ai fait le choix de partir dans un Pôle Espoirs de formation en septembre 2014. J’ai annoncé à mes parents vouloir tenter les concours d’entrée au sein des structures d’excellence. En mai, je passais les tests physiques et techniques à Besançon, Dijon et Metz. J’étais admise dans les 3 pôles. Mon choix s’est porté sur le prestigieux club de Metz, club 22 fois champion de France, en espérant un jour intégrer le centre de formation et devenir professionnelle.
Dès mon arrivée à Metz, j’ai évolué avec l’équipe réserve en nationale 1. Après deux années au Pôle Espoir, j’ai intégré le Centre de formation en 2017. Depuis, je participe régulièrement aux entraînements avec l’équipe professionnelle, où évoluent pas moins de 8 internationales françaises. Aujourd’hui, le coach Emmanuel Mayonnade me donne ma chance et m’intègre peu à peu en LFH et en Ligue des Champions. »

Quels sont les titres dont tu es la plus fière ?

« Compliqué de choisir ! Notre place de Finaliste du Championnat de France poule haute avec les – 18 avec Sainte-Maure en 201, ma 1ère sélection en équipe de France en 2015 et ma 1e Marseillaise, mon titre de championne des jeux Méditerranéens en 2016 avec l’équipe de France U16 au Monténégro, ma récompense MVP quand j’ai été élue meilleure arrière gauche à la Partille Cup en Suède en juillet 2016 (tournoi international) ou mon statut d’Espoir fédéral… Enfin je vis une belle aventure avec Metz en ligue des Champions en ce moment… »

Quels sont tes objectifs ?

« Les Jeux Olympiques, c’est le rêve de tout athlète. Bien plus qu'une simple compétition, bien plus que des médailles… y participer, les gagner c’est le graal absolu dans une carrière de sportif de haut niveau.
J’ai pu participer aux Jeux Olympiques jeunes en 2017 à Gÿor en Hongrie, c’est un souvenir extraordinaire.
Participer aux Jeux en 2024 ici, en France, serait fantastique. C’est aujourd’hui clairement mon objectif. Le handball féminin français va bien, très bien… Après les titres de Championnes du monde et de Championnes d’Europe, pouvoir participer à la conquête des 5 anneaux avec cette équipe serait un rêve absolu… Plus qu’un rêve…. Une ambition ! Comme dit l’affiche, il faut travailler encore et encore pour se donner l’opportunité d’atteindre ses objectifs !!! »

Pourquoi avoir accepté de participer à cette campagne ?

« Cette campagne est l’occasion pour moi de promouvoir mon sport, ma ville… De partager avec certaines personnes qui m’ont connu petite, le bonheur qui est le mien aujourd’hui de vivre pleinement ma passion et de bientôt pouvoir en faire mon métier.
C’est aussi un moyen de valoriser l’image de la femme et de sa réussite au travers du sport de haut niveau et de montrer aux plus jeunes qu’à force de travail, persévérance et abnégation, tous les rêves sont accessibles.
La séance photo s’est déroulée sur la jolie place de la Bourse. Avec ma tata, je l’ai souvent traversée pour rentrer de l’école à pied ou en trottinette avant de siroter un sirop à l’eau en terrasse... Des moments où je lui confiais mes secrets… De jolis souvenirs d’enfance ! »

Zoom sur Sainte-Maure Troyes - Handball Féminin

Si Ilona est aujourd’hui licenciée à Metz, qui a annoncé lui proposer un contrat professionnel l’an prochain, elle a grandi en rouge et noir sous les couleurs de Sainte-Maure.

Créée en 1997 à partir de la fusion entre l’activité féminine de l’Union Sportive Sainte Maure Handball et Troyes Omnisports Handball Féminin, l’Association Sainte Maure Troyes Handball Féminin « ASSMT » est devenue en 20 ans le club évoluant au plus haut niveau féminin dans l’ex-Champagne Ardenne. Le club compte 111 licenciés et l’équipe fanion, managée par l’ex internationale Carole Martin pour la quatrième année consécutive, aligne de bons résultats qui augurent un championnat attrayant et stimulant en Nationale 2.
En 2017, l’Ecole de Handball (- 9ans) a été récompensée du Label OR par la Fédération FFHB, soulignant la qualité du travail effectué pour cette tranche d’âge. Pour les plus jeunes, le Baby Hand, activité encouragée par la FFHB, est assuré le samedi matin.
Le club s’est ouvert cette saison au handicap. En mars 2018, le club organisait à Sainte Maure une journée avec l’Institut Médico-Educatif de Maizières la Grande Paroisse. Suite à ce succès et l’esprit fraternel développé de la part des jeunes du club, celui-ci s’est engagé dans cette nouvelle activité à temps plein « Hand Ensemble » sous la houlette de Nana Ascofare (gardienne de but de la N2) avec des entraînements le vendredi au gymnase des Vassaules de Troyes. L’objectif de cette première saison est la participation au Championnat de France Hand Adapté.
Une école d’arbitrage avec un juge superviseur, un animateur de l’école d’arbitrage, des accompagnateurs d’arbitres a été créée. Enfin, le club assure des interventions d’initiation au handball dans les écoles primaires de la vallée du Melda et sur l’agglomération troyenne. En fin d’année scolaire, des tournois inter-écoles sur une journée réunissent l’ensemble des élèves.

https://www.saintemauretroyes.fr/

Le lieu : La Bourse du Travail 

Construit dans les années 1830 sous la direction de l’architecte Portret, ce grand bâtiment en pierre abritait une Halle aux tissus ensuite appelée Halle à la Bonneterie : deux fois par semaine, les bonnetiers venaient y vendre leur marchandise dans 65 comptoirs. Ce type de vente a été progressivement abandonné au profit des voyageurs (commerciaux).
En 1904, les locaux de la halle à la Bonneterie sont vides ; ils sont transformés en Bourse du Travail. En effet, la Ville décide de mettre à disposition pendant 100 ans, de 1906 à 2006, les espaces du rez-de-chaussée de la Bourse aux organisations syndicales, association de défense des locataires et de soutien des « accidentés de la vie ».   
En 1932, une salle des fêtes est installée au 1er étage, avec une scène, où de nombreuses pièces sont jouées, des galas de boxe, des expositions de fleurs, de peintures organisées…
La Bourse sert aussi aux meetings politiques, des hauts parleurs retransmettant place Jean-Jaurès des débats très vifs, avec des ténors comme le député André Mutter.
En 2006, après avoir assuré les travaux de clos et couvert du bâtiment, la municipalité décide la reconversion de la Bourse du Travail, dans son projet de requalification et de redynamisation du centre-ville et un projet commercial est en cours de commercialisation.

Sources : Troyes et l’Aube, Editions La Maison du Boulanger et https://www.jschweitzer.fr/


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