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Press'Troyes N° 261 - mars 2017

Budget 2017 : la rigueur au service de l'investissement

Press'Troyes n° 261 - Mars 2017

Jeudi 26 janvier, le Conseil Municipal a voté le budget primitif 2017 de la Ville de Troyes. Un budget élaboré dans un contexte marqué par les fortes contraintes qui pèsent sur les collectivités territoriales notamment, du fait de la baisse des dotations de l’État aux communes. Ainsi, la perte de ressources s’élève à 759 000 € entre 2016 et 2017 pour la seule dotation globale de fonctionnement (-10,8 millions d’euros sur les quatre dernières années). Parallèlement, de nouvelles charges de fonctionnement sont imposées par l’État notamment à la suite de transferts de charges non compensés (ex : instruction des cartes nationales d’identité...) ou de nouvelles réformes statutaires de la fonction publique territoriale, soit entre 450 000 et 550 000 € de charges supplémentaires sans compensation. Malgré cela, avec un budget équilibré s’établissant à près de 102 M€ pour le seul budget principal (hors budgets annexes), la Ville de Troyes entend poursuivre ses efforts afin de renforcer l’attractivité du territoire troyen, d’assurer la qualité de vie de ses habitants, d’accompagner la transition énergétique et de garantir la solidarité et l’égalité des Troyens. Le tout en gérant rigoureusement ses finances publiques et en réaffirmant ses objectifs : maintien des taux d’imposition, programme d’investissement soutenu, maîtrise de la dette et du recours à l’emprunt, optimisation du fonctionnement des services municipaux sans dégradation du service rendu, hausse de la capacité d’autofinancement.

 

 

 

Wilson chante Montand

Lambert WilsonVoir l'image en grand

Mardi 7 mars, Lambert Wilson sera sur les planches du théâtre de Champagne pour nous livrer un concert rendant aussi bien hommage aux mots qu’à Yves Montand, que le chanteur admirait. Le jazz à fleur de peau et les envolées lyriques d’un piano accompagneront l’artiste aux multiples facettes.  Press’Troyes s’est entretenu avec lui.

Press’Troyes : Pourquoi Montand ?
Lambert Wilson :
« Et pourquoi pas ! Montand a un répertoire merveilleux qu’il a constitué au fil du temps. Une sorte d’œuvre pour lui qui n’écrivait ni la musique ni la poésie. Je l’adore. Et il y a cette correspondance entre nos deux voix, la même tessiture. Nous sommes deux acteurs qui avons le goût de la musique et de la poésie. De plus, c’était un personnage intéressant pour ce spectacle théâtral et musical. Au fil de trente chansons et de textes, je fais une évocation complète de sa vie. Montand est vraiment un bon personnage de théâtre musical. Et il me fallait une bonne planque ! Je ne pouvais pas me montrer directement. »

P’3 : Comment avez-vous choisi les chansons de son répertoire ?
L.W. :
« Avec Bruno Fontaine qui est mon partenaire musical depuis 25 ans. Nous avons tout, vraiment tout réécouté. Puis Christian Schiaretti, le directeur du Théâtre National Populaire de Villeurbanne a tout recomposé pour en créer une histoire. On ne dit jamais le nom de Montand d’ailleurs durant le spectacle. Ses chansons sont là, derrière. On raconte Montand par son répertoire, son passé ouvrier, ses femmes, ses choix politiques… »

P’3 : Sur la chanson À Paris, on a l’impression d’entendre du classique, comme du Bach. Comment ont été retravaillés les morceaux et comment s’est fait le choix des arrangements ?
L.W. :
« Oui, c’est du Bach, tout à fait. Bruno Fontaine est un puits de culture musicale qui adore jongler entre les compositeurs. Il a l’art de mélanger ses influences. C’est un jongleur en références ! Certaines chansons se prêtaient parfaitement à la forme mécanique de Bach, dont À Paris. C’est une forme de cantate qui vole, qui chante avec le vent qui traverse Paris dans tous les recoins. Certains choix sont inattendus, du classique pour Les Feuilles Mortes ou Barbara, une ambiance jazzy très années 50 pour Sanguine ou Les Enfants qui s’aiment. Un jazz très enfumé de club, swing, plus libre et représentatif que le jazz contemporain.  Pour les musiciens également. Six musiciens classiques m’accompagnent et ils ont dû passer au jazz. Nous avons aussi fait le choix de titres moins connus, même des spécialistes, hormis Bertrand Tavernier que j’ai eu du mal à piéger. Le Dormeur du Val, d’après Rimbaud, n’est pas des plus connues d’Yves Montand même si je reprends aussi ses tubes de la fin des années 1940 comme Battling Joe ou Luna Park. Le spectacle est un parcours à travers sa vie. Et il y a des choses plus inattendues vers la fin de sa vie, comme Les Bijoux, composée par Léo Ferré ou Casse-Tête, par Gébé qui traite de son engagement politique. C’est un spectacle de deux heures sans interruption avec une sorte de mise en ordre des chansons pour pouvoir passer des femmes à la guerre avec des chansons intemporelles comme Le Temps des Cerises »

P’3 : Vous êtes comédien, chanteur… quel exercice préférez-vous ?
L.W. :
« Je ne fais aucune séparation. Ça m’ennuie quand les acteurs séparent, je trouve ça suspect ! Je suis vraiment un acteur dans le spectacle. D’ailleurs, il n’y a pas uniquement du chant. Montand ne séparait pas non plus. Quand l’émotion est là, on se met à chanter. On est à un centimètre de l’expression lyrique. Sur le fil… Au-deçà on part, au-delà on chante. Je suis très inspiré par les artistes de music-hall des années 1930 comme Gabin ou Darrieux. Nous avons beaucoup à apprendre de cette discipline de la musique qui mêle partage et écoute. C’est aussi pour cela que j’ai fait des comédies musicales au Châtelet, à Paris, et à Londres. J’adore le cinéma qui lui aussi a besoin de la musique. Pas tant dans On connaît la chanson où ce ne sont pas nos voix mais plus dans Pas sur la Bouche, de Resnais également. »

P’3 : D’ailleurs, votre carrière cinéma est très éclectique, en est-il de même avec vos choix musicaux ?
L.W. :
« Je suis tenu par ma voix, sinon je pourrais chanter du Wagner ! Il y a également des choses qui ne m’intéressent pas. Je n’ai pas la voix pour le grand opéra mais je ne ferai pas de rap ! »

P’3 : Avez-vous quelques anecdotes sur le spectacle ?
L.W. :
« Nous sommes sept, les musiciens et moi-même, à avancer sur une même partition. C’est toujours très drôle car il y a quelques accidents de parcours. Nous débriefons après chaque représentation et, après coup, nous tirons une jubilation assez enfantine sur nos erreurs invisibles. Nous avons  parfois avec un tempo très rapide à suivre ou alors, nous pouvons avoir un fou rire. Et puis, avec deux heures de texte à connaitre par cœur, j’avoue que ma mémoire peut me faire défaut et parfois j’invente des mots ou je chante du yaourt ! Mais je touche du bois, tout se passe bien à chaque fois. Il y a une très bonne ambiance. »

P’3 : Avez-vous déjà eu l’occasion de venir à Troyes ?
L.W. :
« Je suis venu à Troyes, je ne me souviens plus si c’était pour du théâtre, du chant ou une lecture mais j’ai le souvenir d’une ville extrêmement belle, d’un magnifique cœur de ville. J’ai des points de repère lors de mes tournées et je puis vous dire que Troyes est un point de repère des plus agréables. »


Pratique : Lambert Wilson sera en concert mardi 7 mars, à 20h30 au Théâtre de Champagne

Illustration : ©Vincent Peters


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