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Janvier 2015

Arrêté sur l'interdiction des débits de boissons à la troupe 8 janvier 1917

Affiche Interdiction des débits de boissons a la troupeVoir l'image en grand Affiche publiant l’arrêté permettant le contrôle de la vente d’alcool aux militaires en limitant les horaires d’accès. Cote : Série R, carton 18 ac : 1J214Sources bibliographiques : HUMBERT Jean-Louis, L'essor des débits de boissons vers 1900, Press'Troyes, n°139, octobre 2005, p. 18-19, AD467.

La période qui précède la guerre de 1914-1918 est propice à la multiplication des débits de boissons. Grâce à la loi du 17 juillet 1880, tout citoyen majeur sans casier judiciaire peut ouvrir un débit après avoir rempli une simple déclaration auprès de la mairie.

Devenus alors nombreux à Troyes, ces lieux de rassemblement et de sociabilité continuent leur activité même en période de guerre.

Cependant, à peine un an et demi après le début des conflits armés, les premières interdictions apparaissent. Elles s'adressent aussi bien aux civils qu'aux militaires, et touchent autant la distribution dans les débits de boissons que la vente en magasin de spiritueux.

Chaque année un nouvel arrêté est promulgué afin d'affirmer et de compléter les précédents. Cette réitération semble souvent sans effet.

Permettant de supporter, voire d'oublier un temps, le quotidien des combats, l'alcool devient un exutoire pour les troupes mais également un fléau pour les Autorités militaires.

Lutter contre l'alcoolisme c'est assurer et maintenir l'ordre public, éviter les accidents et tout autre débordement. La consommation d'alcool par les soldats, en zone de guerre, présente des dangers auxquels l'Autorité militaire tente de remédier puisque l'absorption d'alcool, certes, entraîne indiscipline mais nuit tant à la santé qu'à l'hygiène des troupes.

En 1918, certaines affiches diffusent même le message étatique suivant : l'alcoolisme est considéré comme « un affaiblissement de la force matérielle et morale de l'Armée », cet état deviendrait « en présence de l'ennemi un véritable crime contre la Défense Nationale ».

Toute infraction était passible d'amende, mais vers la fin de la Première Guerre mondiale, les sanctions encourues pouvaient entraîner la fermeture temporaire voire définitive de l'établissement.

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