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Décembre 2017 : 17 cours Jacquin

Cotes archives : 1D58, 4O338, 4O502, 1T1

La maison située au numéro 17 cours Jacquin, dans le prolongement de la rue Chaillouet, est le résultat de l’exhaussement d’une habitation de plain-pied avec l’ajout de deux étages en 1913. Cette surélévation fait suite à un premier agrandissement datant de 1911 demandé par l’Abbé MASSON. En 1913, les travaux sont réalisés par Gustave Jules MONTENOT, architecte troyen né le 10 février 1851, et membre de la Société des architectes de l’Aube en tant qu’archiviste, en parallèle de son rôle de correspondant pour le Ministère de l’Instruction Publique.

La maison d’habitation du cours Jacquin est totalement transformée. Un perron droit permet l’accès à la porte d’entrée. Celle-ci et les sept fenêtres de la façade principale sont de forme rectiligne avec un linteau [1] monolithique. Les deux lucarnes insérées dans la toiture sont censées être des lucarnes jacobines [2]. De plus, un avant-corps en forme de tour carré est en saillie à l’angle gauche de la façade principale.
Bien que l’aménagement intérieur permette de confirmer plusieurs conduits de cheminée, une seule est matérialisée au niveau du toit.

La particularité de cette habitation est que chaque étage soit aménagé de la même façon, permettant ainsi d’obtenir deux logements. Le rez-de-chaussée s’articule autour de l’axe formé par l’entrée, le vestibule et l’escalier. A droite, deux chambres à coucher sont prévues, tandis qu’à gauche, on retrouve une grande salle à manger et une troisième chambre. Celle-ci bénéficie d’ailleurs d’un agrandissement avec la suppression des WC intérieurs. Ils sont déplacés dans un nouvel espace servant également de salle d’eau, juxtaposant la maison, en façade arrière, dont l’accessibilité se fait par une porte aménagée dans l’escalier. La cuisine, quant à elle, est installée dans la pièce réalisée dans l’avant corps dont l’accès se fait, soit par une porte extérieure indépendante donnant sur le perron, soit par l’intérieur grâce à la salle à manger. La répartition des emplacements au premier étage est conçue à l’identique à l’exception du couloir de l’entrée. Celui-ci est modifié pour accueillir un espace toilette. La cuisine du premier étage est évidemment privée d’un second accès depuis l’extérieur du bâtiment.

Decembre-2017-Plan-facade-principale-Cours-Jacquin Plan de la façade principale, plan de coupe et plans de masse du rez-de-chaussée et du premier étage à l’échelle 0.02 pm pour l’exhaussement d’un bâtiment d’habitation appartenant à Monsieur Dattez. Dressé par l’architecte G. Montenot, le 25 août 1913. Papier cartonné, 53,2x75 cm. Cote d’archives 4O502

Decembre-2017-Plan-masse-rdc-et-1er-etage-cours-JacquinVoir l'image en grand Plans de masse du rez-de-chaussée et du premier étage ainsi que plan de coupe transversale à l’échelle 0.02 pm pour l’exhaussement et l’amélioration d’un bâtiment d’habitation appartenant à Monsieur Dattez. Dressé par l’architecte G. Montenot, le 2 septembre 1913. Papier cartonné, 37,4x55,5 cm. Cote d’archives 4O502

La maison possède également un sous-sol et un second étage sous combles mais leurs agencements sont inconnus. Actuellement, les trois cheminées et l’œil-de-bœuf [3] qui remplace la lucarne insérée dans le toit de l’avant-corps, sont les seules modifications extérieures par rapport aux plans demandés en 1913 par le propriétaire, Monsieur Charles Albert DATTEZ. Ce dernier est un ancien marchand épicier devenu rentier. Né à Troyes le 24 novembre 1848, il déménage en 1915 du 54 rue Kléber, où il vit avec sa domestique, Marie-Louise GUSTIN, née le 23 avril 1869 à Troyes, pour s’installer au 17 cours Jacquin. Il est divorcé de Marthe Victoire VOURIOT, qu’il avait épousée à Couvignon le 22 septembre 1872 et avec qui il a eu une fille, Charlotte Henriette Victoire, née à Troyes le 09 mai 1876 et décédée à Couvignon le 14 mai 1890 à l’âge de 14 ans. Charles Albert DATTEZ décède dans sa maison le 09 janvier 1919.

Après son décès, la maison abrite six ménages, composés de un à parfois sept membres, pour un total de vingt-deux personnes. La plupart d’entre elles exerce des professions d’employés de bonneterie, d’autres sont mécanicien, représentant de commerce, surveillant général, gouvernante ou encore entrepreneur d’une scierie.

Le nombre important des ménages peut laisser supposer qu’il y a plusieurs maisons portant la même adresse ou que certains aménagements ont été apportés sur la bâtisse pour qu’elle puisse accueillir autant de monde.

[1] Linteau : http://www.editions-eyrolles.com/Dico-BTP/definition.html?id=5558
Le fait qu’il soit en plate-bande, signifie qu’il a une forme droite et horizontal

[2] Lucarne jacobine : http://www.archidictionary.com/index.php/Lucarne_jacobine

[3] Œil-de-bœuf : http://www.editions-eyrolles.com/Dico-BTP/definition.html?id=632


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