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29es Nuits de Champagne : Interviews des artistes

L.E.J. : « Que rêver de mieux que de pouvoir vivre de sa passion ? »

L.E.J.Voir l'image en grandPress’Troyes : Première scène à Troyes en 2013, vous n’êtes pas encore un groupe, juste trois amies venant de gagner le concours lancé par Tryo pour les Nuits de Champagne. Trois ans après, qu’est-ce que ça vous fait de revenir sur la scène du festival qui vous a permis de vous lancer ?
L.E.J. :
« Ça va être beaucoup d'émotion... Ce fameux concert aux Nuits de Champagne avec Tryo nous a permis de nous rendre compte que c'était la scène qui nous plaisait, que c'était ici que l'on se sentait bien, comme à la maison. Trois ans après, nous avons fait beaucoup de concerts dans des bars, des restaurants, des premières parties de plein de groupes très différents et, à chaque fois, c'était un pur bonheur. Cette année, nous avons commencé la tournée, la "vraie", en enchaînant les salles où le public venait nous voir nous, où nous nous baladions en tourbus ! Ça nous paraît encore tellement improbable. Que rêver de mieux que de pouvoir vivre de sa passion ? Et dire que tout ça est parti d'un concours sur Facebook! Vraiment on a hâte de pouvoir remonter sur cette même scène, là où tout a commencé pour nous ! »

P’3 : Vous allez sortir votre premier album de composition. Comment avez-vous fait la transition entre les reprises et vos créations ?
L.E.J. :
« Nous sommes encore en plein développement... Tout est allé tellement vite que nous continuons d'apprendre en permanence. La transition entre reprises et compositions n'a pas été trop compliquée. Nous adorons arranger des morceaux. C'est aussi grâce à ça que nous avons pu chercher et développer notre style musical voix-violoncelle-percussions. Nous gardons cette base et il nous faut désormais réussir à poser nos propres mots et harmonies sur ce qui nous touche. Nous sommes loin d'avoir fini ! »

P’3 : Avez-vous modifié vos méthodes de travail ?
L.E.J. :
« Nous avons justement testé plusieurs méthodes. Aucune chanson n'est faite de la même manière. Parfois un thème nous inspire puis, vient une mélodie, ensuite un arrangement au violoncelle… Parfois c'est l'inverse, d'abord une ligne au violoncelle, etc. Le plus compliqué est notre rapport au texte. Nous écrivons à quatre (avec notre manager et auteur Ozarm) et en français. Nous sommes très exigeantes sur le texte car il doit sonner comme un texte en anglais sonnerait, c'est-à-dire que ça coule, que ce soit fluide… tout en gardant des paroles profondes mais aussi second degré, ambiguës, pleines de métaphores... »  

P’3 : Pour vos reprises, comment choisissez-vous les chansons que vous remaniez ? Vous attachez-vous aux succès du moment ou jouez-vous également selon vos goûts personnels ?
L.E.J. :
« Nous choisissons les chansons soit par rapport à une envie particulière, à un moment M et un engouement commun (Can't hold us de Macklemore ou Survivor des Destiny's Child par exemple). Le medley* hip-hop est parti d'une envie de réécouter des morceaux old school mais aussi de la difficulté à choisir LE morceau... C’est donc devenu un mashup**. Pour les "Summer" c'est simplement une envie de remanier des sons de l'été qui passent en radio, plus "commerciaux", et d'essayer de les ramener dans notre univers. Par exemple dans celui de 2014, la partie avec Magic System est partie d'une grosse blague en changeant complètement le style de la chanson en un Mamadou (untitre,NDLR) hyper lyrique. Nous avons des influences qui se ressemblent (le hip-hop, la soul, le reggae...) et d'autres plus personnelles (pour ne donner que quelques exemples généraux : rap ou musique urbaines pour Lucie, électro ou jazz pour Elisa, musiques afrobeat ou plus indie pour Juliette), même si, finalement, elles se rejoignent toutes. »

P’3 : Vous allez revenir à Troyes. Aviez-vous eu l’occasion de visiter un peu la ville ?
L.E.J. :
« Nous n'avions pas eu le temps de visiter la ville il y a trois ans, mais nous n'y manquerons pas cette année ! Un souvenir marquant de ce festival était quand même... le champagne ! »

 

*Le medley, ou pot-pourri, met, les uns derrières les autres, des morceaux de chansons tout en gardant leur identité propre.
**Le mashup est une création ou une composition originale issue de deux ou plusieurs chansons ou morceaux.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Pratique : L.E.J. sera en concert mardi 25 octobre, à 20h30 à l’Espace Argence

Illustration : © Dominique Chauvin


Stacey Kent : « La musique est une chose très forte »

Stacey KentVoir l'image en grandPress’Troyes s’est entretenu avec Stacey Kent pour évoquer son dernier album Tenderly (Tendrement, NDLR), qui porte bien son nom. Son écoute enveloppe d’ouate et est une invitation à s’évader quelques instants du moment présent… peut-être dans les montagnes et les grands espaces que l’artiste affectionne tant.

Press’Troyes : Comment vous est venue l’idée de cet album et de votre collaboration avec Roberto Menescal ?
Stacey Kent :
« C’était un peu magique…Une histoire pleine d’optimisme, celle qui permet les rencontres qui changent la vie. J’étais invitée au Brésil pour un concert à l’occasion des 80 ans du Christ Rédempteur, le Corcovado à Rio de Janeiro. Roberto était également présent. Nous nous étions croisés dans les loges mais ne connaissions que notre musique respective. C’est à ce moment que j’ai appris qu’il était fan de ce que je faisais et que j’étais leur chanteuse préférée à sa femme et lui. C’était étrange… Après cela, nous sommes devenus très amis car nous avions partagé quelque chose de très fort. Après une série d’échanges de mails et de visites au Brésil, je lui ai proposé d’intervenir sur mon album The Changing Lights, pour lui insuffler de l’univers brésilien. Roberto a accepté immédiatement et, durant cet enregistrement, il m’a avoué qu’il rêvait de reprendre des standards du jazz américain avec moi dans une ambiance plus intimiste de voix et guitare. C’est lors de cette conversation que son rêve, et finalement le mien, s’est exaucé ! Quand je parlais d’optimisme, c’est parce que sans cette rencontre fortuite, Tenderly ne serait jamais né.  »

P’3 : Vous évoquez souvent le fait de raconter des histoires à travers vos chansons. Quelles sont vos histoires préférées ?
S.K. :
« J’aime beaucoup cette question car ces histoires me suivent même si je ne les vis que métaphoriquement. J’ai une grande part de mélancolie, depuis toujours mais je suis en même temps très optimiste. C’est aussi pour cela que j’apprécie les chansons du Brésil. Il y règne toujours cette mélancolie de la vie mais la condition humaine y apporte aussi de l’espoir. J’ai le goût de l’espoir et une attirance très forte pour ce type de musique. C’est pour cela que les rythmes, les paroles, les mélodies peuvent changer mais les émotions restent. Je cultive cet univers. »

P’3 : D’où vous est venue votre passion pour le jazz? Où puisez-vous votre inspiration ?
S.K. :
« Depuis le début, j’ai beaucoup de musique dans mon cœur et ma tête. Je recherche l’atmosphère avant un style de musique. J’aime la musique des grands espaces, des montagnes, la musique classique et le jazz, depuis toujours ! Quand j’étais petite ou ado, c’est une musique qu’on entendait partout, dans les magasins, les restaurants… J’aime énormément la musique brésilienne également, celle du sud mais aussi celle, moins connue, du nord. C’est un grand mélange. Une inspiration mais peut-être indirecte finalement… Tout vient du même endroit, guidé par les émotions. Chopin, Villa-Lobos, Ravel, Prokofiev… tous partagent l’harmonie. Voilà, j’aime la musique qui remplit et donne de l’harmonie. »

P’3 : Vous serez en Angleterre la veille et le lendemain de votre passage à Troyes dans une tournée qui vous faire parcourir l’Europe et les États-Unis. Quel est votre secret pour tenir le coup ?
S.K. :
« Je cherche l’équilibre. J’aime le rythme de ma vie et j’ai l’immense chance de travailler avec mon mari, Jim Tomlinson, saxophoniste. Il est très important de retrouver une vie normale entre les concerts pour être disponible ensuite avec les gens que j’aime et avec qui je voyage. Sur une tournée, le rythme est soutenu et c’est délicieux. Nous adorons faire partie du monde. C’est un privilège que de partager sa musique. Je trouve alors mon équilibre à la maison, au milieu des montagnes. Je prends six semaines entre les tournées. Cela permet de travailler, d’enregistrer les albums, de créer… Pendant la tournée, nous sommes concentrés sur les concerts, les voyages. D’ailleurs, sur cette tournée, il y a beaucoup de nouveautés. »

P’3 : Les Nuits de Champagne clôturent le festival par trois représentations autour des chansons de l’invité d’honneur (Pascal Obispo) interprétées par 900 choristes. Il me semble que vous avez fait partie d’une chorale quand vous étiez en France. Aimeriez-vous que vos chansons soient reprises en chœur avec vous ?
S.K. :
« C’est génial, j’adore tout ça ! Le problème est qu’avec la vie que je mène, je suis complètement à la maison ou totalement en tournée. Pourtant j’aime beaucoup chanter avec d’autres, en duos ou plus… Il y a quelques semaines, j’étais au Brésil, c’était formidable car j’ai eu la chance de partager la musique sur des formations à quatre voix. J’aime aussi chanter avec des orchestres. La chorale est quelque chose de puissant. C’est vrai que ça me manque un peu. J’espère avoir l’opportunité de cette expérience un jour.»

P’3 : Comment expliquez-vous que les reprises d’anciens standards du jazz fonctionnent toujours autant ?
S.K. :
« Parce que ces chansons sont très fortes, elles parlent à tous, y compris dans leurs mélodies. Elles évoquent la condition humaine. La technologie peut changer mais le cœur de l’être humain ne change jamais. Nous avons les mêmes espoirs, désirs, problèmes, tragédies ou joies… Ces chansons parlent de la sensation de vivre. La musique est une chose très forte. »


Pratique : Stacey Kent sera en concert jeudi 27 octobre, à 20h30 au théâtre de Champagne

Illustration : © Diane Sagnier


Cyril Mokaiesh : « La chanson française doit être engagée »

Cyril MokaieshVoir l'image en grandDu haut de ses 30 ans, Cyril Mokaiesh fait de la scène depuis une dizaine d’années déjà. Chanteur amoureux des mots, il a sorti en 2015 Naufragés, un album de reprises de chansons (et de chanteurs) parfois oubliées de la scène française.

Press’Troyes : Votre dernier album est constitué de reprises de morceaux peu connus du répertoire français. Pourquoi ce choix souvent difficile ?
Cyril Mokaiesh : « Ce choix s’est fait entre deux albums, à l’occasion d’une rencontre avec le pianiste virtuose Giovanni Mirabassi (NDLR : qui l’accompagne sur scène). Mon amour pour les chanteurs poètes m’a donné l’envie de faire redécouvrir des artistes peu connus comme Leprest, Debronckart ou Philippe Léotard et Giovanni m’a dit qu’il était l’homme de la situation, qu’il écoutait plus de chanson française que de jazz. La décision a été limpide et nous avons commencé à travailler sur le projet. »

Mano Solo, Bernard Dimey, Daniel Darc, Allain Leprest, Pierre Vassiliu sont peu connus des jeunes générations. Vous qui avez 30 ans, est-ce un souhait de les faire (re)découvrir au public français ?
C. M. : « C’est vrai qu’en faisant ce choix, je ne vise pas vraiment les jeunes qui viennent d’avoir leur bac. D’une façon générale, la chanson française est associée à un public adulte. Pour moi, c’est un bain de jouvence, l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des textes de haute-voltige. Des auteurs auxquels je m’identifie car ils sont sans concession dans leur art, et leur existence est à la hauteur de leurs chansons. Et c’est à ça que je tends moi-même…  »

Comme eux, il vous est arrivé de faire naufrage, parfois ?
C. M. : « C’est un métier intense… pas destructeur, non, mais qui remue. Je me nourris de mes doutes et mes aspirations sont parfois sans doute trop grandes. Mais elles permettent de vivre de belles choses même si elles provoquent nécessairement de grands vides. En cela, je me sens l’allié, le petit frère de ces artistes. Je pense qu’en 2016, la chanson française, la poésie doivent se faire avec un certain engagement, comme ils le faisaient eux-mêmes. C’est un combat où il faut être en première ligne.  »

La chanson française se doit d’être engagée ?
C. M. : « Oui, mais un engagement qui ne soit pas moraliste. Il me semble qu’il est naturel de parler de l’époque dans laquelle on vit. Les paroles ne doivent pas qu’être esthétiques. Elles doivent apporter un sens. »

Justement, à une époque où la musique a pris le pas sur les paroles, les mots ont ici toute leur importance…
C. M. : « J’aime qu’il y ait de l’implication dans l’écriture, même si les artistes qui font de la poésie peuvent parfois se sentir mal épaulés par les médias, les radios. Il faut travailler pour se faire entendre mais, malgré tout, les gens viennent nous voir sur scène. Il est important de ne pas les trahir. Dans une époque rude, où on demande surtout de la légèreté, la chanson française, avec des paroles qui ont du sens, peut sembler plus exigeante, demander plus d’effort à l’auditeur, mais je pense qu’elle rend les gens meilleurs, plus beaux. »

Quelles sont vos influences ?
C. M. : « Elles sont déjà chez les poètes eux-mêmes, comme Pessoa, Neruda, Baudelaire ou Aragon, que j’aime particulièrement car il est l’un des seuls à avoir une poésie qui se marie naturellement avec la musique. J’aime évidemment Ferré, qui a créé un pont, un lien entre poésie et chanson, et puis l’écriture de Florent Marchet, les merveilleuses chansons d’Alex Beaupain, ou le style de Benjamin Biolay, qui a une identité forte et qu’on reconnait parmi tous les autres. Il y a un vrai public pour ces artistes, même si le chemin est plus difficile. »

Le piano/voix choisi pour l’album, avec Giovanni Mirabassi, n’est-il finalement pas idéal pour la scène, créant une intimité avec le public ?
C. M. : « Le piano/voix, c’est la formule traditionnelle de la chanson française. C’est nu et puissant. On est proche du public. J’ai toujours beaucoup de plaisir à interpréter des chansons sur scène. On explique l’histoire des textes, des artistes. C’est un vrai petit voyage et un réel moment d’échange avec le public. Avec ce spectacle, les gens viennent me remercier de mettre au goût du jour ces artistes parfois oubliés, ils sont émus, ils ont plein d’anecdotes avec ces chanteurs. Ils me rendent bien ce que je leur donne.  »


Pratique : Cyril Mokaiesh sera en concert jeudi 27 octobre à 20h30 au Théâtre de la Madeleine

Illustration : © Léona Barbezieux


Aldebert : « Il n’y a pas de barrière dans la chanson pour enfants »

AldebertVoir l'image en grandSix ans après être venu avec le Cirque Plume pour son spectacle J’ai dix ans, Aldebert est de retour aux Nuits de Champagne pour la joie des plus petits (et même de leurs parents) avec Enfantillages 2.

Press’Troyes : Les enfants qui assisteront à votre spectacle auront la possibilité de participer, en amont, à un atelier chorale pour, s’ils le souhaitent, monter avec vous sur scène en ouverture d’Enfantillages 2. Est-ce quelque chose que vous avez déjà expérimenté ?
Guillaume Aldebert :
« En fait, j’ai déjà pas mal pratiqué l’exercice, bien qu’il soit finalement rare sur ma tournée. Ce sont souvent, à la base, des ateliers d’écriture durant lesquels on travaille avec les chansons d’Enfantillages ou d’autres de mon répertoire. J’ai également fait ça à Lisieux, avec 600 choristes. J’aime beaucoup car ça fait vivre les chansons autrement. Ça les amène vers une autre dimension et rend le spectacle unique ! »

P’3 : Comment travaillez-vous sur vos albums et spectacle pour enfants par rapport à vos créations classiques?
G.A. :
« Ce que j’apprécie avec les albums pour enfants, c’est l’ouverture et la liberté. Même s’il s’agit de personnages ancrés dans le réel avec des valeurs qui parlent aux enfants. La liberté tient dans tout l’imaginaire qui les accompagne, ce qui explique des chansons comme La Soucoupe Volante ou Le Dragon. Il n’y a pas de barrière dans la chanson pour enfants.  En même temps, je ne veux pas les infantiliser. Ça favorise d’ailleurs pas mal les échanges avec leurs parents. Enfants et parents écoutent souvent mes albums ensemble lors de leurs trajets. La voiture devient un vrai lieu de partage où les enfants peuvent demander à leurs parents d’expliquer tel ou tel mot. En fait, j’ai un public familial. Parfois même, on me dit que je fais de la chanson pour parents ! Certaines leurs sont destinées comme Range ta piaule, par exemple. »

P’3 : Vous étiez là le 26 octobre, il y a 6 ans (d’ailleurs, votre spectacle se joue également le 26 octobre cette année !). Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à Troyes ?
G.A. :
«Ça fait déjà six ans ? Je ne vois pas le temps passer… Nous étions nombreux et il y avait beaucoup de matériel avec le cirque Plume. Pour ce spectacle, il s’agit d’une formation plus classique, nous sommes dix sur la tournée et cinq sur scène. Je suis déjà venu plusieurs fois à Troyes mais je ne suis jamais resté suffisamment longtemps pour avoir le temps de visiter. J’espère pouvoir découvrir la ville cette année. En fait, j’ai plus eu l’occasion de prendre la température du festival. J’ai beaucoup apprécié les échanges avec les choristes. C’est un super concept ce Grand Choral. Les grands de la chanson y sont invités. »

P’3 : êtes-vous vous déjà en train de travailler sur votre prochain opus ou faites-vous encore vivre Enfantillages 2 ?
G.A. :
« Je vais commencer l’écriture d’Enfantillages 3 à la rentrée et on devrait enregistrer à partir de décembre. Pour le 2, on devait arrêter de tourner cet année mais, finalement, avec le succès qu’il a rencontré, le spectacle continue jusqu’au début de 2017. Ensuite, nous aurons six mois bien mérités pour nous reposer avant d’attaquer la prochaine tournée, vers octobre 2017. Je me sens très bien avec l’écriture pour enfants. J’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé ma place même s’il y a encore beaucoup de choses à explorer. Un album pour adultes, peut-être, pourquoi pas, mais on ne peut pas mêler facilement les deux carrières de front. Et puis, dans ce métier, on ne peut pas se projeter à plus de deux ans… »

 

Pratique : Aldebert sera en concert mercredi 26 octobre, à 15h et 18h30 à l’Espace Argence

Illustration : © Sylvain Granjon