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Octobre 2014

Chevaux s'abreuvant dans la Fontaine Argence
1er octobre 1914

Depuis des millénaires et sur tous les continents, le cheval est l’animal le plus présent aux côtés de l’homme sur le champ de bataille. Il représente un très bon support logistique, une monture militaire idéale mais également un compagnon de fortune dans les pires moments. Aux XVIIIe et XIXe siècles, dans l’éventualité d’un conflit armé, chaque commune française se devait d’effectuer un recensement de l’ensemble des chevaux, juments, mules et mulets présents sur le territoire et considérés comme aptes au service.

Dès 1913, ce recensement prend tout son sens car, à partir d’août 1914, des réquisitions massives sont mises en œuvre. A Troyes, l’inventaire de juin 1914 fait état de 420 chevaux et juments aptes à être mobilisés. En comparaison, celui d’août 1918 enregistre 187 animaux susceptibles d’être requis.
Cette baisse s’explique en partie par le fait que l’effort de guerre supporté par la population civile dure depuis déjà quatre ans, chaque année l’approvisionnement en bête diminue au fur et à mesure que les besoins du front augmentent.

Octobre 2014 - Chevaux / fontaine ArgenceVoir l'image en grand Image représentant des militaires chargés de l’approvisionnement, appelés familièrement des « tringlots ». Ils amènent leurs chevaux boire à la Fontaine Argence, aménagée provisoirement en abreuvoir. Octobre 1914, Carte postale, Cote 6Fi5

Dans les premiers mois de la guerre, ce genre de cheptel est principalement intégré dans toutes les unités montées. Cependant, la Première Guerre mondiale marque un tournant dans l’utilisation du cheval : son rôle évolue avec l’accroissement exponentiel de la mécanisation des armées et la multiplication des tranchées. Il n’est plus considéré avant tout comme un composant essentiel dans les tactiques de défense et les combats rapprochés. Loin d’être obsolète, il reste un atout majeur pour la reconnaissance sur le terrain et la transmission rapide des messages sur la ligne de front. Malgré tout, il est habituellement mis à contribution pour le ravitaillement des unités ainsi que pour le transport de blessés, de munitions et d’engins militaires.

Après la fin du conflit, pratiquement la moitié des effectifs équestres français engagés est décimée. Les chevaux qui ont pu être sauvés reviennent du front amaigris voire boiteux, arborant les séquelles de diverses infections, blessures et cicatrices. Une fois soignés dans les dépôts-hôpitaux ou les ambulances vétérinaires, ils sont le plus souvent revendus à des particuliers pour travailler dans les champs ou pour servir de main-d’œuvre.

Cote archive : 6Fi5 ; 2H121 ; 2H124
Cote bibliothèque d'archives : PER11 AD850
Sources bibliographiques : H.D., « La Vie agricole. Les Chevaux des « Grisons » dans l’Aube », l’Almanach du Petit Troyen, Troyes, 1921, p. 105-106
PÉPIN Carl, « Le cheval : l'oublié des champs de bataille », sur Le Monde Militaire, 16 septembre 2010 (consulté le 18 août 2014) http://carlpepin.com/2010/09/16/le-cheval-loublie-des-champs-de-bataille/


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